Origines
Le Chesapeake Bay retriever est né sur les rives de la baie de Chesapeake, sur la côte est des États-Unis, pour rapporter le gibier d’eau dans des conditions très rudes. Il devait parfois briser la glace et nager longtemps dans une eau glacée. Son histoire commence en 1807, quand deux chiots, un mâle nommé Sailor et une femelle nommée Canton, sont sauvés d’un navire en perdition au large du Maryland. Selon chien.com, la race est issue de croisements entre le Terre-Neuve et des chiens de chasse locaux.
Un premier standard est établi en 1890 selon chien.com, et l’American Kennel Club reconnaît la race en 1918. En 1964, le Chesapeake devient le chien officiel de l’État du Maryland. Le général Custer et le président Theodore Roosevelt en ont possédé. La race est assez populaire aux États-Unis, mais reste peu présente ailleurs, notamment en France.
Caractéristiques physiques
Le standard décrit un chien de taille moyenne, solide, bien proportionné et puissamment construit pour des conditions de travail difficiles. La hauteur au garrot va de 58 à 66 cm pour les mâles et de 53 à 61 cm pour les femelles. Les mâles pèsent de 29,5 à 36,5 kg, les femelles de 25 à 32 kg. Chien.com le présente comme le plus massif et le plus résistant des retrievers.
Son pelage est unique. Il porte un double poil : une couverture courte, rêche et légèrement ondulée, d’au plus 4 cm, et un sous-poil dense, fin et laineux, riche en huile naturelle. L’ensemble résiste à l’eau comme les plumes d’un canard. Sa couleur doit se fondre dans le paysage : toutes les nuances de brun, de paille et d’herbe morte sont admises, les robes unies étant préférées. Une petite tache blanche est tolérée sur le poitrail, le ventre ou les doigts. Le noir est éliminatoire.
Caractère
Le standard le décrit comme gai, alerte, intelligent et calme, de nature affectueuse, avec un instinct protecteur. Courage, envie de travailler, flair et amour de l’eau font partie de ses traits essentiels. Il est très attaché à sa famille, mais plus indépendant et moins docile que d’autres retrievers, comme le souligne Hundeo. Il aime résoudre les tâches par lui-même.
Avec les inconnus, il est souvent méfiant ou réservé, sans agressivité. Certains se montrent plus ouverts. Wikipédia note une particularité amusante : certains chiens retroussent les lèvres en une sorte de sourire pour montrer leur joie, et d’autres sont bavards quand ils sont contents. Ce n’est pas un chien pour quelqu’un qui cherche un compagnon toujours facile et malléable, mais un partenaire fidèle et engagé pour un maître actif qui apprécie un chien de caractère.
Santé
Plusieurs maladies héréditaires sont documentées chez le Chesapeake. Wikipédia cite le collapsus induit par l’exercice, qui provoque une faiblesse brutale après un effort intense, la dysplasie de la hanche, l’atrophie progressive de la rétine, la maladie de von Willebrand de type 3, un trouble de la coagulation, la cataracte et une alopécie régionale. La race fait aussi partie de celles plus souvent touchées par la myélopathie dégénérative, une atteinte de la moelle épinière.
Des tests ADN et des dépistages existent pour plusieurs de ces maladies : demandez-les à l’éleveur pour les deux parents. Hundeo mentionne aussi des problèmes de coude et des soucis de peau si le pelage est mal entretenu. Côté longévité, une enquête du Kennel Club britannique donne une médiane de 10,75 ans, chien.com annonce 10 à 12 ans et Hundeo 10 à 13 ans.
Entretien et toilettage
Son pelage huileux est fait pour l’eau, et il faut le respecter. Un brossage hebdomadaire avec une brosse à poils courts suffit. Les bains doivent rester rares, environ tous les 3 à 4 mois avec un shampoing doux : laver ou brosser trop souvent retire l’huile protectrice et peut abîmer le sous-poil. Ce pelage dégage une légère odeur musquée permanente, c’est normal.
Il a besoin de beaucoup d’exercice et de stimulation mentale. Hundeo recommande au moins une heure et demie de promenade par jour, avec des jeux de rapport et, idéalement, de la nage. Un Chesapeake qui s’ennuie peut devenir difficile. Il convient mieux à une maison avec jardin qu’à un appartement, et à un maître sportif, qui aime l’eau autant que lui. Le rapport en eau, le pistage ou le dock diving sont de bonnes activités.
Éducation
Intelligent et motivé, le Chesapeake apprend bien, mais il réfléchit par lui-même. Longtemps réputé têtu, il est aujourd’hui éduqué avec des séances courtes, quotidiennes et cohérentes, mêlées de jeu, plutôt qu’avec la contrainte physique. Des règles claires et une relation de confiance sont la base. Les méthodes dures abîment le lien et ne font que renforcer son indépendance.
Socialisez-le très tôt et de façon variée, avec des inconnus, d’autres chiens et de nombreux environnements, pour canaliser son instinct protecteur et sa méfiance naturelle. Le rapport est inscrit dans ses gènes : servez-vous-en comme récompense et comme exercice d’éducation. Ce n’est pas la race la plus simple pour un premier chien. Si vous débutez, l’aide d’un éducateur en méthodes positives dès l’arrivée du chiot est un vrai plus.