Origines
Le Kishu, aussi appelé Kishu Ken ou Kishu Inu, descend selon le standard FCI des chiens de taille moyenne de l’ancien Japon. Il s’est fixé dans les montagnes de l’ancienne région de Kishu, qui correspond aux préfectures actuelles de Wakayama et de Mie. On l’utilisait surtout pour la chasse au sanglier, et autrefois au cerf. Wikipédia décrit une méthode traditionnelle dite « un fusil, un chien », où le chasseur et son chien traquent seuls le sanglier.
La race a été déclarée « monument naturel » en 1934, année de son premier standard. À l’origine, les robes rouges, sésame ou bringées étaient fréquentes, mais seules les couleurs unies sont admises depuis 1934. Le blanc, plus facile à repérer en forêt, est devenu majoritaire. Le Kishu reste rare, et Wikipédia signale que ses effectifs baissent rapidement au Japon.
Caractéristiques physiques
Le Kishu est un chien de taille moyenne, bien proportionné, musclé et compact, à l’ossature solide. Le standard FCI fixe une taille de 52 cm au garrot pour le mâle et de 49 cm pour la femelle, avec une tolérance de 3 cm. Il ne donne pas de poids, les fiches de race l’estiment entre 14 et 27 kg environ selon le gabarit.
Ses petites oreilles triangulaires, légèrement inclinées vers l’avant, sont bien dressées. Ses yeux brun foncé ont une forme presque triangulaire. La queue, épaisse et attachée haut, est portée enroulée ou en faucille sur le dos. Le poil de couverture est rude et droit sur un sous-poil doux et dense, un peu plus long sur les joues et la queue. Le standard admet trois couleurs : blanc, rouge et sésame. Chez les chiens blancs, une légère dépigmentation de la truffe est tolérée.
Caractère
Le standard décrit un chien remarquablement endurant, noble et digne, fidèle, docile et alerte. À la maison, il est souvent calme et discret. Wikipédia note qu’il aboie peu, car à la chasse il traque plutôt qu’il n’aboie. Il s’attache fortement à sa famille, parfois surtout à une personne, et reste distant, voire timide, avec les inconnus.
Son instinct de chasse est puissant. Avec les chats ou les petits animaux, la cohabitation n’est envisageable que s’il a grandi avec eux. Avec les autres chiens, surtout entre mâles, il peut avoir du mal à supporter ceux qui ne respectent pas son espace. Il s’entend en général bien avec les enfants de la maison s’il a été élevé avec eux. Indépendant et têtu, il n’obéit volontiers que s’il y trouve un intérêt.
Santé
Le Kishu passe pour une race robuste, mais les données restent limitées. Wikipédia indique que la plupart des chiens testés en Finlande avaient des hanches normales, les coudes donnant de moins bons résultats, et conseille donc un dépistage de la dysplasie du coude. Plusieurs fiches citent l’hypothyroïdie, qui provoque fatigue, prise de poids et problèmes de peau, et se traite par un comprimé quotidien.
On signale aussi des allergies, notamment aux herbes et aux acariens, et des maladies de peau d’origine auto-immune. Côté yeux, l’entropion (paupière enroulée vers l’intérieur) peut nécessiter une chirurgie, des membranes pupillaires persistantes sont souvent sans gravité, et des cataractes juvéniles ont été observées récemment. La maladie d’Addison figure également dans la liste. Son espérance de vie est donnée autour de 12 à 15 ans.
Entretien et toilettage
Le Kishu est un chien très propre. Son poil de couverture rejette bien la saleté, et un brossage hebdomadaire suffit la plupart du temps. Lors des une à deux mues annuelles, brossez-le plus souvent pour éviter que le sous-poil ne se tasse. Vérifiez régulièrement ses oreilles et coupez ses griffes si elles s’usent mal.
Il a besoin d’une activité quotidienne, sans forcément courir des heures, et surtout d’une occupation. Promenades en laisse, randonnée, pistage, agility ou obéissance lui conviennent. Wikipédia cite aussi le lure coursing et le barn hunt. Un jardin est un vrai plus, à condition d’avoir une clôture solide. La vie en ville sans extérieur lui convient mal.
Éducation
Intelligent et souvent rapide à devenir propre, le Kishu n’en reste pas moins indépendant et obstiné. La sévérité est à proscrire : misez sur le calme, la cohérence et le renforcement positif, avec des séances courtes et variées. Les exercices répétitifs comme le rapport l’ennuient vite.
Socialisez-le tôt, par exemple en classe de chiots, avec des personnes, des chiens et des situations variées. Habituez-le dès le départ aux animaux de la maison. Le rappel est fragile dès qu’il repère du gibier, gardez-le donc en laisse hors des zones sûres. Il est peu à l’aise avec les inconnus : pour les vacances, emmenez-le ou confiez-le à une personne qu’il connaît. Une première expérience avec les chiens est vivement conseillée avant d’adopter un Kishu.
Vos questions sur le Kishu
Pourquoi la plupart des Kishu sont-ils blancs ?
Au début de la sélection, environ 70 % des Kishu n’étaient pas blancs. Une lignée blanche très appréciée et la facilité à repérer un chien clair en forêt ont fait du blanc la couleur majoritaire.
Le Kishu aboie-t-il beaucoup ?
Non, c’est plutôt un chien silencieux. À la chasse, il traque le sanglier sans aboyer en permanence, et à la maison il est généralement calme.
Le Kishu s’entend-il avec les autres chiens ?
Cela dépend de sa socialisation. Il peut se montrer peu tolérant avec les chiens qui ne respectent pas son espace, surtout entre mâles. Une socialisation précoce est indispensable.
Quels tests demander à l’éleveur de Kishu ?
Wikipédia recommande des contrôles des yeux, de la thyroïde, de la dentition et des articulations, en particulier des coudes. Demandez les résultats des deux parents.
Le Kishu convient-il à un premier chien ?
Ce n’est pas l’idéal. Indépendant, têtu et très chasseur, il demande de l’expérience, de la patience et une éducation positive bien menée.