Origines
Le braque d’Auvergne est une race ancienne, présente dans le Cantal depuis plus de deux siècles d’après le standard FCI. Il descend de la souche commune à tous les braques et a été sélectionné localement comme chien d’arrêt pour le petit gibier.
Une tradition attribue son amélioration aux Chevaliers de Malte, sans que l’on puisse le prouver. Wikipédia indique que la race a frôlé la disparition après la Seconde Guerre mondiale, avec seulement quelques dizaines de sujets, puis qu’elle a été relancée, en partie grâce à des apports de pointer. La FCI l’a reconnue officiellement en 1955. On l’utilise aussi bien en spécialiste qu’en chien polyvalent, et il rapporte aussi bien qu’il arrête.
Caractéristiques physiques
C’est un braque de taille moyenne à grande, au corps à peu près aussi long que haut. Le standard FCI fixe la taille de 57 à 63 cm pour les mâles (idéal 60 cm) et de 53 à 59 cm pour les femelles (idéal 56 cm). Le poids se situe autour de 20 à 28 kg.
Sa robe le rend facile à reconnaître. Elle est noire avec des panachures blanches plus ou moins étendues, mouchetées ou grisonnées, ce qui donne cet aspect bleuté. La tête et les oreilles sont noires, idéalement avec une liste blanche. Le poil est court, brillant, ni trop fin ni dur. La truffe est noire et les yeux foncés ont une expression douce. La queue peut être écourtée ou laissée entière.
Caractère
Le standard le décrit comme doux, très affectueux, intelligent et docile. C’est un chien sensible qui s’attache beaucoup à sa famille et s’entend généralement bien avec les enfants. Il est en revanche trop gentil pour faire un vrai chien de garde.
Il vit mal l’isolement et ne doit pas être cantonné à un chenil. À la chasse, il garde naturellement le contact avec son maître. Il est réputé courageux, passionné et capable de s’adapter à toutes les végétations et à toutes les méthodes de chasse. Son galop économique lui permet de tenir de longues journées. Son nez puissant et son instinct de chasse restent très présents en promenade, même chez un chien de compagnie.
Santé
Le braque d’Auvergne passe pour une race assez résistante, sans maladie héréditaire majeure bien documentée dans les sources consultées. Son point faible principal concerne les oreilles. Longues et tombantes, elles aèrent mal le conduit auditif et favorisent les otites. Un chien qui secoue souvent la tête ou se gratte les oreilles doit être vu par un vétérinaire.
Son poil court ne comporte pas de sous-poil, il craint donc le froid et l’humidité. Séchez-le après une baignade ou une journée sous la pluie. Comme tout chien de chasse, il est exposé aux épillets, aux tiques et aux petites blessures sur le terrain. Avant d’acheter un chiot, interrogez l’éleveur sur les dépistages réalisés chez les parents, notamment pour les hanches.
Entretien et toilettage
L’entretien du pelage est simple. Le poil court et brillant se contente d’un brossage de temps en temps, surtout pendant la mue, pour retirer les poils morts. Les bains doivent rester rares.
L’essentiel de l’entretien porte sur les oreilles. Inspectez-les et nettoyez-les régulièrement avec un produit adapté, surtout après une baignade. Après chaque sortie en nature, vérifiez le pelage, les pattes et les espaces entre les doigts. En hiver, n’hésitez pas à limiter les longues attentes au froid. Le vrai besoin de ce chien, c’est l’exercice : plusieurs heures de course par jour, un grand jardin et des sorties variées. L’agility, le flyball, l’obéissance ou le mantrailing sont de bonnes alternatives à la chasse.
Éducation
Le braque d’Auvergne apprend assez facilement, à condition de respecter sa sensibilité. Les cris et la sévérité provoquent chez lui blocages et perte de confiance. Un ton calme, de la constance et beaucoup de récompenses donnent de bien meilleurs résultats.
Comme le dit le standard, le dressage consiste surtout à développer ses qualités naturelles. Son instinct de chasse doit toutefois être canalisé dès le jeune âge. Travaillez le rappel très tôt et gardez-le en longe dans les zones riches en gibier tant qu’il n’est pas fiable. Habituez aussi le chiot à rester seul de courts moments, progressivement, car il supporte mal la solitude. Une socialisation variée l’aidera à devenir un adulte serein.
Vos questions sur le Braque d’Auvergne
Pourquoi appelle-t-on le braque d’Auvergne le bleu d’Auvergne ?
Sa robe est noire avec des panachures blanches mouchetées ou grisonnées. De loin, ce mélange donne un reflet bleuté, d’où ce surnom non officiel.
Le braque d’Auvergne fait-il un bon chien de garde ?
Pas vraiment. Il est doux et sociable, et les sources le jugent trop gentil pour remplir ce rôle. Il peut signaler une arrivée, sans plus.
Le braque d’Auvergne supporte-t-il le froid ?
Moins bien que les chiens à poil dur, car il n’a pas de sous-poil. Il faut le sécher rapidement après une baignade et éviter de le laisser longtemps immobile au froid.
Peut-on adopter un braque d’Auvergne sans chasser ?
Oui, il s’adapte bien à la vie de famille. Il lui faut quand même plusieurs heures d’activité par jour, et des sports comme le mantrailing ou l’agility pour occuper son nez et son énergie.
Le braque d’Auvergne vient-il vraiment d’Auvergne ?
Oui, il est originaire du Cantal, où il est présent depuis plus de deux siècles. La race a frôlé la disparition après la Seconde Guerre mondiale avant d’être relancée.