Origines
Le kooikerhondje vient des Pays-Bas, où il travaillait dans les kooien, des pièges à canards en forme d’entonnoir aménagés sur les étangs. En trottant le long de la berge et en agitant sa queue blanche en panache, il attirait les canards sauvages vers les filets. On le voit souvent dans les tableaux du peintre Jan Steen, au XVIIe siècle.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la race a failli disparaître. En 1942, la baronne Van Hardenbroek van Ammerstol confie une photo à un colporteur pour retrouver des chiens du bon type. Il déniche une chienne, Tommy, dans une ferme de Frise : elle deviendra la souche de la race moderne. Un standard provisoire est adopté aux Pays-Bas en 1966, et la race est officiellement reconnue en 1971.
Caractéristiques physiques
C’est un chien de petite taille, élégant et bien proportionné. Le standard FCI fixe 40 cm au garrot pour les mâles et 38 cm pour les femelles, avec une tolérance de 2 cm au-dessus et 3 cm en dessous. Il ne donne pas de poids, mais on compte en général 10 à 12 kg pour un mâle et 9 à 11 kg pour une femelle.
La robe, mi-longue, droite ou légèrement ondulée, est blanche avec des plaques rouge orangé dominantes et un sous-poil bien fourni. Une liste blanche descend jusqu’à la truffe. Les poils noirs au bout des oreilles, appelés boucles d’oreilles, sont très recherchés. La queue est bien garnie, avec un panache blanc. Les robes noir et blanc ou tricolores sont éliminatoires.
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Caractère
Le kooiker est vif, agile et sûr de lui, avec beaucoup d’endurance. Gai et sociable, il n’est pas bruyant et se montre doux avec sa famille, à laquelle il s’attache beaucoup. Il reste joueur toute sa vie et apprécie les câlins. Avec les inconnus, il garde une certaine réserve, sans être peureux.
C’est un chien sensible, qui n’aime ni le bruit ni l’agitation permanente. Il s’entend bien avec les autres chiens, et avec les enfants s’ils respectent ses moments de calme. Son instinct de chasse est modéré, car ses ancêtres servaient d’appât plutôt que de chasseurs, mais certains individus poursuivent volontiers les petits animaux comme les rongeurs.
Santé
La santé du kooiker dépend beaucoup du sérieux de l’éleveur, car plusieurs maladies héréditaires touchent la race. La plus redoutée est la myélopathie nécrosante (ENM), une maladie neurologique incurable qui entraîne une paralysie progressive. Un test génétique fiable existe depuis 2012. La maladie de von Willebrand, un trouble de la coagulation autrefois fréquent dans la race, se dépiste aussi.
La luxation de la rotule est courante : une étude néerlandaise portant sur 842 chiens l’a relevée chez 24 % des chiens examinés. On cite aussi des maladies des yeux, des reins et du foie. Demandez les résultats de tests des parents. Son espérance de vie se situe entre 12 et 15 ans.
Entretien et toilettage
Sa robe s’entretient facilement. Un à deux brossages par semaine suffisent, davantage pendant les mues de printemps et d’automne. Le bain n’est nécessaire que s’il est vraiment sale, avec un shampooing doux. Vérifiez ses oreilles chaque semaine pour prévenir les otites, et inspectez le pelage après les balades pour repérer tiques et épillets.
Côté activité, prévoyez une à deux heures de promenade par jour, avec des jeux ou de courtes séances d’éducation en plus. Il adore l’agility, le flyball, l’obéissance et le pistage. Il a bon appétit et prend facilement du poids, mesurez donc bien ses rations et comptez les friandises.
Éducation
Intelligent et proche de ses maîtres, le kooiker apprend vite quand les règles sont claires. Sa sensibilité impose une éducation douce, cohérente et régulière. Les compliments le motivent souvent plus que les friandises. À l’inverse, un cadre flou l’amène à tester les limites et à se montrer têtu.
Travaillez le rappel très tôt, car certains chiens partent volontiers après les rongeurs. L’école du chiot et les activités en club sont vivement conseillées pour bien le socialiser. Un débutant peut tout à fait l’éduquer, à condition de rester constant et bienveillant. Évitez les entraînements sportifs intensifs tant qu’il n’est pas adulte.
Vos questions sur le Kooikerhondje
Le kooikerhondje peut-il vivre en appartement ?
Oui, il s’adapte à la ville comme à la campagne s’il a assez d’exercice et de contacts avec ses maîtres. Comptez une à deux heures de promenade par jour, plus des jeux.
Peut-il rester seul toute la journée ?
Non, il a besoin de passer du temps de qualité avec ses humains. Quelques heures, oui, mais il ne convient pas à un maître absent toute la journée.
Pourquoi est-il si difficile de trouver un chiot en France ?
La race reste rare et seules quelques portées sont inscrites au LOF chaque année. Il faut souvent s’armer de patience et accepter une liste d’attente chez un éleveur affilié au club.
Quels tests de santé demander à l’éleveur ?
Demandez les résultats du test génétique de la myélopathie nécrosante (ENM) et de celui de la maladie de von Willebrand, ainsi que le contrôle des rotules des parents. Un éleveur sérieux les présente sans qu’on ait à insister.
Combien coûte un chiot kooikerhondje ?
Comptez environ 1 200 à 1 800 €, selon l’élevage, la lignée et les dépistages réalisés sur les parents.