Origines
Le Grand anglo-français blanc et noir descend du bâtard anglo-saintongeois, un type de chien apparu au milieu du XIXe siècle en croisant l’ancien chien de Saintonge et le Foxhound anglais. Le Gascon saintongeois a aussi été utilisé dans sa sélection. En 1957, le terme « anglo-français » a été officialisé pour l’ensemble des races et variétés de cette famille. Son standard officiel actuel a été publié le 4 novembre 2008.
Le standard le définit comme un « chien de meute pour gros gibier ». Il est employé à la chasse à courre du cerf et du chevreuil, et se montre à l’aise en terrain broussailleux ou humide, en meute comme seul. La race compte environ 2 000 chiens et quelque 200 naissances par an. Une vingtaine d’équipages de chevreuil et un équipage de cerf chassent avec elle. En France, il est élevé avant tout pour la chasse, rarement comme chien de compagnie ou d’exposition.
Caractéristiques physiques
C’est un grand chien puissant et robuste, à l’ossature forte, aux membres longs, aux longues oreilles tombantes et à la longue queue. Le standard FCI fixe la taille au garrot entre 65 et 72 cm pour les mâles et entre 62 et 68 cm pour les femelles, avec une tolérance d’un centimètre en plus ou en moins. Aucun poids n’est indiqué.
Le poil est ras, assez fort et serré. La robe est obligatoirement blanc et noir, avec un grand manteau ou des taches noires plus ou moins étendues. De petites taches feu sont tolérées, mais seulement sur les membres, et une marque feu pâle apparaît au-dessus de chaque œil et sur les joues. Une robe tricolore est éliminatoire, tout comme des membres grêles, des pieds allongés, un manque d’aplomb important ou un comportement agressif ou peureux.
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Caractère
Fait assez rare pour un chien courant, le standard décrit son tempérament : c’est un « chien amical, proche de l’homme » et « facile au chenil ». Les sources ajoutent qu’il noue une relation forte avec les humains et qu’il se gère facilement en meute. À la chasse, il est tenace et résistant, capable de suivre une voie longtemps sur un terrain difficile.
Il faut pourtant bien mesurer ce que cela implique. Sélectionné pour la meute, il vit le mieux avec d’autres chiens et beaucoup d’activité. Son instinct de chasse est très fort et peut le pousser à poursuivre des animaux, petits ou grands, dès qu’il croise une odeur. Les sources rappellent qu’un chien élevé pour chasser en meute fait rarement un bon chien de compagnie au sens classique. Il est en général peu intéressé par les inconnus et n’a rien d’un chien de garde.
Santé
Aucun problème de santé particulier n’est documenté pour cette race, réputée robuste et résistante. Les données publiées sont cependant très minces. Certaines fiches généralistes citent, comme pour beaucoup de grands chiens courants, la dysplasie de la hanche et du coude, les otites chroniques, la torsion d’estomac ou la cryptorchidie. Demandez à l’éleveur ce qu’il sait de ses lignées.
Pour limiter le risque de torsion d’estomac, évitez de le nourrir juste avant ou juste après l’effort. Ses oreilles tombantes doivent être contrôlées et nettoyées régulièrement. Il a tendance à prendre du poids si sa ration ne suit pas son activité. L’espérance de vie varie selon les sources : Royal Canin indique 10 à 14 ans, tandis que d’autres fiches avancent des chiffres plus bas, faute d’études précises sur la race.
Entretien et toilettage
Son poil ras demande un minimum de toilettage : un brossage régulier, la coupe des griffes si elles ne s’usent pas naturellement, et un nettoyage attentif des oreilles, qui retiennent la saleté. Les bains restent exceptionnels.
Ses besoins se situent ailleurs. Il demande beaucoup d’exercice et, d’après Royal Canin, il a besoin de vivre à l’extérieur, dans un espace adapté avec un abri. Trop grand, trop énergique et trop tourné vers la nature, il ne convient ni à un appartement ni à la vie en ville. Il lui faut de longues sorties chaque jour et un terrain solidement clôturé. Laissé seul trop longtemps, il peut aboyer beaucoup ou faire des dégâts.
Éducation
Il apprend son métier de chasseur presque naturellement. Le reste de l’éducation demande plus de travail, surtout quand l’odeur d’un gibier passe avant les consignes. Il se montre moyennement facile à éduquer : avancez par petites étapes, avec des récompenses et des séances courtes, et restez cohérent. Sa proximité avec l’homme est un vrai atout si vous construisez une relation de confiance.
Le rappel demande un entraînement patient, à la longe, et ne sera jamais garanti face à une piste fraîche. Habituez-le tôt aux chats et aux petits animaux, avec lesquels il s’entend en général mal. Les sources ne le recommandent pas à un premier propriétaire. Il trouvera sa place chez des personnes habituées aux chiens courants, vivant à la campagne.
Vos questions sur le Grand anglo-français blanc et noir
Quelle différence avec le Grand anglo-français tricolore ?
La couleur d’abord : le blanc et noir ne doit pas être tricolore, le feu n’étant toléré qu’aux membres et sur la tête. Il descend aussi d’une autre souche, le bâtard anglo-saintongeois, et ses mâles peuvent être un peu plus grands.
Combien y a-t-il de Grands anglo-français blanc et noir ?
Environ 2 000 chiens, avec près de 200 naissances par an. Une vingtaine d’équipages de chevreuil et un équipage de cerf chassent avec cette race.
Peut-il vivre en famille ?
Il est amical et proche de l’homme, mais reste un chien de meute au fort instinct de chasse. Il ne convient qu’à une famille rurale, active et habituée aux chiens courants.
Que veut dire « facile au chenil » ?
C’est l’expression du standard : il vit sans difficulté en groupe avec d’autres chiens, ce qui est essentiel pour un chien de meute.
Sur quel terrain chasse-t-il le mieux ?
Il est réputé pour son aisance en terrain broussailleux ou humide, où il chasse le cerf et le chevreuil, en meute ou seul.