Origines
Le Pinscher autrichien descend du pinscher de campagne de l’ancienne Autriche, un chien de ferme polyvalent très répandu dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il gardait la cour et la maison, chassait les rats et les souris dans les granges et accompagnait les paysans. Quand ce travail a perdu de son utilité, ces chiens ont commencé à se raréfier.
L’élevage en race pure débute en 1921, notamment sous l’impulsion d’Emil Hauck, et le Kennel Club autrichien reconnaît la race en 1928 sous le nom de Pinscher autrichien à poil court. Elle prend son nom actuel en 2000. Dans les années 1970, il ne restait qu’un seul mâle reproducteur, Diokles von Angern. La race a été reconstituée à partir de lui et de chiens de ferme du même type sans pedigree. Elle reste aujourd’hui très rare, y compris en Autriche.
Caractéristiques physiques
C’est un chien de taille moyenne, plus robuste, plus lourd et plus rectangulaire que le Pinscher allemand. Le standard FCI fixe la hauteur au garrot à 44 à 50 cm pour les mâles et 42 à 48 cm pour les femelles. Il ne donne pas de poids, mais les fiches de race citent environ 12 à 18 kg. La tête a une forme de poire, les oreilles sont repliées en bouton et la queue, attachée haut, est forte et bien fournie.
Le poil est double et dense : un poil de couverture court à mi-long, lisse et couché, sur un sous-poil court et serré, avec une légère culotte aux cuisses. Les couleurs admises sont le froment doré, le brun-jaune, le rouge-cerf et le noir marqué de feu. Des marques blanches sont possibles au poitrail, au museau, à la nuque, aux pieds et au bout de la queue.
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Caractère
Le standard le décrit comme ferme, vif, attentif et joueur, très attaché à ses proches et méfiant envers les étrangers. Il le qualifie même de gardien incorruptible. Concrètement, il signale toute arrivée par des aboiements, ce qu’il faut savoir avant de l’adopter en zone dense. Son instinct de chasse est peu développé, même s’il reste un bon chasseur de souris et de rats.
En famille, c’est un compagnon agile, amical et toujours partant pour jouer. Il supporte mal d’être laissé seul trop longtemps et a besoin de vivre au contact de ses humains. Avec les visiteurs, il se montre d’abord réservé, puis s’habitue s’il a été bien socialisé. Il se plaît surtout à la campagne ou en périphérie, mais peut vivre en ville s’il se dépense suffisamment.
Santé
Le Pinscher autrichien est réputé robuste, mais les données de santé publiées sur cette race restent rares. Les fiches de zooplus citent la dysplasie de la hanche, la dysplasie du coude et la luxation de la rotule. Hundeo évoque aussi des problèmes cardiaques et articulaires dans certaines lignées, sans nommer de maladie précise. Demandez à l’éleveur les résultats de dépistage des parents, en particulier pour les hanches.
Le très petit nombre de reproducteurs après les années 1970 a entraîné une forte consanguinité. Selon zooplus, le coefficient a nettement baissé depuis, grâce notamment à l’apport de chiens de ferme. Ses oreilles repliées peuvent favoriser les inflammations et doivent être contrôlées régulièrement. Son espérance de vie est estimée à 12 à 14 ans.
Entretien et toilettage
Son entretien est simple. Le poil court et dense ne feutre pas : un passage au gant de massage ou à la brosse de temps en temps suffit, avec un peu plus d’attention pendant les mues. Vérifiez régulièrement ses oreilles, ses griffes et ses dents.
Le vrai besoin est ailleurs : ce chien a une énergie moyenne mais demande de l’exercice tous les jours, par tous les temps. Hundeo recommande au moins une heure et demie de promenade quotidienne, complétée par des jeux. Il aime les longues randonnées et peut accompagner le jogging, le vélo ou les sorties à cheval une fois adulte. L’agility et les activités de recherche l’aident aussi à se dépenser mentalement. Un jardin bien clôturé est un vrai plus, sans remplacer les sorties.
Éducation
Le Pinscher autrichien apprend vite et volontiers. Il peut convenir à un premier chien si le maître est présent et cohérent. Des règles claires, des séances courtes et des récompenses donnent de bons résultats, alors que la dureté ne fait qu’abîmer la relation.
Deux points méritent un travail précoce. La socialisation d’abord : faites-lui rencontrer tôt des personnes, des chiens et des situations variées pour que sa méfiance naturelle ne devienne pas excessive. Les aboiements ensuite : il est normal qu’il prévienne, mais évitez de renforcer ses alertes et apprenez-lui un signal de calme, en récompensant le silence. Un cours d’éducation pour chiots est une bonne idée. Habituez-le aussi progressivement à rester seul, par courtes absences.