Origines
Le Brachet tyrolien descendrait, comme les autres brachets, du chien courant celtique. Le standard FCI rapporte que vers 1500, l’empereur Maximilien Ier utilisait déjà ces chiens pour la chasse au Tyrol, où l’on choisissait les limiers. L’élevage systématique en race pure commence vers 1860, le standard est rédigé en 1896 et la race est officiellement reconnue en 1908.
Parmi les anciennes variétés tyroliennes, seules les variétés fauve et noir et feu ont survécu. En 1944, le brachet tyrolien de petite taille a été retiré du standard. La race est classée par la FCI dans le groupe 6 (standard n°68) et reconnue par le United Kennel Club depuis 2006. C’est le plus connu des brachets autrichiens, mais il reste rare en France.
Caractéristiques physiques
C’est un chien de taille moyenne, à l’ossature assez solide, fort, musclé, nerveux et robuste, aux lignes longues et harmonieuses. Son corps s’inscrit dans un rectangle un peu plus long que haut. Les mâles mesurent 44 à 50 cm au garrot et les femelles 42 à 48 cm. Le standard ne précise pas de poids, les sources parlent d’environ 16 à 27 kg, Wikipédia en allemand indiquant jusqu’à 22 kg.
Le poil est double, dense et plutôt grossier, avec un sous-poil, et le ventre n’est pas nu. Deux robes existent : fauve (rouge, rouge cerf ou rouge-jaune) et noir et feu, avec un manteau ou une selle noire et des marques feu, parfois tricolore. Des marques blanches au collier, au poitrail ou aux pieds sont admises. La tête est large, les yeux marron foncé et les oreilles larges, arrondies au bout.
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Caractère
Le standard parle d’un caractère bien équilibré et d’un chasseur passionné qui quête et force le gibier avec endurance, de façon autonome. Il a un odorat très fin et un excellent sens de l’orientation. Il travaille seul, sur le lièvre et le renard, ou comme chien de recherche au sang pour retrouver le gibier blessé, en forêt comme en montagne.
À la maison, il est décrit comme doux, amical et affectueux. Il est indépendant et peut se montrer têtu, mais il apprend facilement. Méfiant envers les inconnus sans agressivité, il prévient volontiers par sa voix sonore. Son fort instinct de chasse le rend délicat avec les chats et les petits animaux. Hundeo le juge moins adapté aux familles avec de jeunes enfants et plus indiqué pour des maîtres expérimentés.
Santé
Le Brachet tyrolien est réputé robuste et sain. Wikipédia cite la dysplasie de la hanche et les otites parmi les problèmes les plus courants. Ses oreilles tombantes sont à contrôler régulièrement, surtout après des sorties en sous-bois ou par temps humide. Une activité très intense peut aussi solliciter les articulations.
Un point mérite attention : une étude allemande citée par Wikipédia a relevé chez lui la consanguinité la plus élevée parmi trois races de chiens courants étudiées, avec un coefficient de 9,5 % et une population efficace d’environ 26 animaux. Choisissez donc un éleveur qui fait des bilans de santé et varie les lignées. L’absence d’une ou deux prémolaires peut se rencontrer. Son espérance de vie est de 12 à 14 ans environ.
Entretien et toilettage
Son pelage est facile à entretenir : un brossage régulier suffit, un peu plus fréquent pendant la mue. Il perd peu de poils, sans garantie pour les personnes allergiques. Le principal soin concerne les oreilles, à inspecter et nettoyer régulièrement, ainsi que les pattes après les sorties en forêt.
Il a besoin de beaucoup d’exercice : comptez au moins une heure et demie de promenade par jour, avec des jeux et de la stimulation mentale. Un grand jardin ou un accès facile à la nature est presque indispensable. Il ne doit pas vivre en chenil ni rester seul de longues heures. S’il ne chasse pas, proposez-lui du pistage, des jeux de recherche ou du rapport d’objets.
Éducation
Le Brachet tyrolien a envie d’apprendre, surtout quand il s’agit d’utiliser son nez. Son indépendance demande une éducation cohérente et empathique, commencée dès le plus jeune âge, avec des récompenses et des séances courtes. Un lien fort avec son maître principal facilite beaucoup les choses.
Comme tout chien courant, il peut partir sur une piste et ne plus rien entendre. Travaillez le rappel en longe et ne le lâchez que dans des lieux sûrs. Une bonne socialisation avec d’autres chiens est essentielle. Zooplus rappelle que les éleveurs réservent souvent leurs chiots à des chasseurs : si vous n’en êtes pas un, préparez un vrai projet d’activités de flair pour le convaincre et pour rendre votre chien heureux.
Vos questions sur le Brachet tyrolien
Quelles couleurs existent chez le Brachet tyrolien ?
Deux variétés : fauve (rouge, rouge cerf ou rouge-jaune) et noir et feu, parfois tricolore. Des marques blanches au collier, au poitrail ou aux pieds sont admises.
Peut-il chasser seul ?
Oui, c’est même sa spécialité. Le standard le décrit comme un chien qui quête et force le gibier de façon autonome, et qui retrouve son chemin grâce à son sens de l’orientation.
Est-il adapté à un premier chien ?
Plutôt non. Son indépendance et son besoin d’activité conviennent mieux à des maîtres déjà expérimentés, prêts à s’investir dans l’éducation et le travail de flair.
Pourquoi parle-t-on de consanguinité dans cette race ?
Sa population d’élevage est petite. Une étude allemande a mesuré un taux de consanguinité de 9,5 %, d’où l’importance de choisir un éleveur attentif à la diversité génétique.
Existe-t-il un petit Brachet tyrolien ?
Il en existait une variété de petite taille, mais elle a été retirée du standard en 1944. Aujourd’hui, la race ne compte qu’une seule taille.