Origines
Le Fila de Saint Miguel, ou Cão Fila de São Miguel, est le chien de bouvier autochtone de l’île de São Miguel, la plus grande de l’archipel des Açores, au Portugal. On l’y appelle aussi chien à vaches. Selon le standard FCI, son existence est documentée depuis le début du XIXe siècle, et son histoire est liée à celle du chien de Terceira, une race de l’île voisine aujourd’hui disparue. L’isolement de l’île a favorisé un type de chien homogène.
Un premier standard a été publié en 1984. La FCI a accepté la race à titre provisoire le 10 mars 1995, puis à titre définitif le 21 mai 2007. Elle est classée parmi les molosses de type dogue, malgré son travail de bouvier. Des chiens sont exportés vers l’Amérique du Nord, où la race est parfois appelée Azores Cattle Dog.
Caractéristiques physiques
C’est un chien robuste et rustique, légèrement plus long que haut, à la tête large, à la poitrine profonde et à la musculature marquée. Le standard FCI fixe la taille au garrot de 50 à 60 cm pour le mâle et de 48 à 58 cm pour la femelle. Le mâle pèse de 25 à 35 kg, la femelle de 20 à 30 kg.
Le poil est court, lisse, dense et rude, légèrement frangé sur la queue et l’arrière des cuisses. La robe est toujours bringée, sur fond fauve, sable charbonné ou gris, du clair au foncé. Une marque blanche est admise sur le front et du menton au poitrail, ainsi que sur les pieds. Le standard décrit encore des oreilles coupées en arrondi et une queue écourtée là où la loi le permet. En France, la coupe des oreilles est interdite, et rien n’impose la coupe de la queue, une pratique contestée.
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Caractère
Le standard le présente comme un excellent chien de bouvier, bon gardien des propriétés et bon chien de défense, très affirmé avec les étrangers mais docile avec son maître. Il est très intelligent et réceptif. Au travail, il mord bas pour conduire les vaches laitières sans blesser le pis.
Il est très attaché à ses maîtres, mais son tempérament varie beaucoup d’un individu à l’autre, et Wikipédia souligne l’importance de l’éducation précoce. Sa méfiance envers les inconnus apparaît dès le plus jeune âge et la socialisation peut l’atténuer. Wamiz le dit compatible avec des enfants plus grands avec qui il a grandi, à condition de surveiller les jeux, et peu fiable avec les autres chiens et les chats.
Santé
Les chiens élevés au Portugal n’ont pas de problème de santé documenté propre à la race. Santévet cite toutefois un risque de dysplasie de la hanche, comme chez la plupart des races portugaises de cette taille, et Wamiz ajoute la dysplasie du coude et la torsion d’estomac. Hors de son île, certains chiens sont plus grands que le standard, ce qui pourrait les exposer davantage aux soucis des grands chiens à poitrine profonde.
Choisissez un éleveur qui respecte le standard FCI et fait dépister les parents. Pour limiter le risque de torsion d’estomac, évitez l’effort juste avant ou après le repas. Son espérance de vie est donnée entre 12 et 14 ans par Santévet, entre 11 et 13 ans par Wamiz.
Entretien et toilettage
Son poil court et rude est très facile à vivre : un brossage par semaine suffit, d’après Wamiz, et la perte de poils reste moyenne. Contrôlez régulièrement ses oreilles, ses griffes et ses dents.
L’exercice est en revanche un vrai engagement. C’est un chien de travail qui a besoin de beaucoup d’activité chaque jour et d’une tâche à accomplir, par exemple la garde ou un sport canin. Sans occupation, il risque de s’ennuyer et de développer des comportements gênants. Une maison avec un terrain bien clôturé lui convient bien mieux qu’un appartement.
Éducation
Intelligent et réceptif, il apprend vite, mais son caractère affirmé et son instinct de protection demandent un maître expérimenté, calme et cohérent. Commencez l’éducation dès son arrivée, avec des méthodes positives : récompenses, séances courtes et règles stables. Évitez toute méthode brutale qui pourrait renforcer sa méfiance.
Wikipédia allemand rappelle qu’il n’est pas agressif de naissance, mais que son instinct de protection doit être canalisé. Socialisez-le très tôt avec des personnes variées et des chiens équilibrés. Il peut ensuite s’épanouir en obéissance, en agility, en pistage ou lors de tests d’instinct de troupeau, des activités citées pour la race.
Vos questions sur le Fila de Saint Miguel
Pourquoi l’appelle-t-on chien à vaches ?
Parce qu’il conduit traditionnellement le bétail sur l’île de São Miguel, aux Açores. Il est pourtant classé par la FCI parmi les molosses de type dogue.
Faut-il lui couper les oreilles ?
Non. Le standard décrit une coupe en arrondi là où elle est permise, mais elle est interdite en France. Les oreilles naturelles sont triangulaires et tombantes, et rien n’impose non plus de couper la queue.
S’entend-il avec les autres chiens ?
Pas toujours. Wamiz le juge peu compatible avec les autres chiens et les chats. Une socialisation précoce aide, mais la cohabitation demande de la prudence.
Quel lien avec le chien de Terceira ?
Selon le standard FCI, l’histoire du Fila est liée à celle du chien de l’île voisine de Terceira, une race aujourd’hui disparue.
Quels sports peut-il pratiquer ?
Il est cité pour l’agility, l’obéissance, le flyball, le pistage et les tests d’instinct de troupeau, à condition d’un travail positif et régulier.