Origines
Le Hokkaido vient de l’île du même nom, au nord du Japon. Selon le standard FCI, il descendrait de chiens japonais de taille moyenne arrivés sur l’île avec des migrants venus de Honshu vers les années 1140. Les Aïnous, peuple autochtone de Hokkaido, l’utilisaient pour chasser l’ours et d’autres gibiers, d’où son autre nom, Aïnu-ken, le chien des Aïnous. Pour eux, la chasse à l’ours avait une dimension rituelle.
Wikipédia rapporte que le zoologiste anglais Thomas Blakiston lui a donné le nom de Hokkaido en 1869, et que ces chiens ont participé en 1902 aux recherches de soldats japonais pris dans la neige des monts Hakkōda. En 1937, la race a été déclarée « monument naturel » au Japon. Elle reste extrêmement rare hors du pays.
Caractéristiques physiques
Le Hokkaido est un chien de taille moyenne, robuste, bien proportionné et à l’ossature solide, avec une musculature sèche. La différence entre mâles et femelles est très marquée. Le standard FCI fixe une taille de 48,5 à 51,5 cm au garrot pour le mâle et de 45,5 à 48,5 cm pour la femelle. Il ne donne pas de poids : Wikipédia l’estime autour de 20 kg, d’autres fiches jusqu’à 30 kg environ.
Sa tête large porte de petites oreilles triangulaires bien dressées et des yeux brun foncé presque triangulaires. La queue, épaisse, est enroulée ou en faucille sur le dos. Le poil de couverture est rude et droit sur un sous-poil doux et dense, qui le protège du froid et de la neige. Le standard admet le sésame, le bringé, le rouge, le noir, le noir et feu et le blanc. Certains chiens ont la langue en partie tachetée de noir.
Caractère
Le standard le décrit comme très endurant, digne et naturel, fidèle, docile, alerte et hardi, avec un bon discernement. C’est un chien courageux, longtemps employé face à l’ours. À la maison, il est en général calme et posé, peu démonstratif. Il s’attache souvent très fortement à une personne, tout en acceptant le reste de la famille.
Réservé avec les inconnus, il reste vigilant et prévient s’il sent un danger. Il peut se montrer sélectif avec les autres chiens. Avec les enfants, tout se passe bien si chacun respecte ses limites : c’est un chien sensible, qui n’aime pas être traité comme un jouet et devient méfiant s’il se sent bousculé. Indépendant et parfois têtu, il demande un maître expérimenté.
Santé
Le Hokkaido est réputé rustique. Un point de santé mérite pourtant une vraie attention : l’anomalie de l’œil du colley (AOC, ou CEA en anglais), une maladie héréditaire du développement de l’œil. Selon Wikipédia, elle touche le Hokkaido à un taux très élevé : environ un tiers des chiens seraient atteints et deux tiers porteurs. Un test ADN existe pour cette maladie, demandez les résultats des parents à l’éleveur.
Les fiches de race citent aussi des problèmes articulaires possibles et rappellent qu’en Europe, le faible nombre de reproducteurs augmente le risque de consanguinité. Vérifiez le pedigree et les dépistages. Très résistant au froid, il supporte moins bien la chaleur. Son espérance de vie est donnée entre 12 et 15 ans par hundeo, les autres sources variant de 11 à 13 ans et de 9 à 15 ans.
Entretien et toilettage
Brossez-le deux à trois fois par semaine, et tous les jours pendant la mue, quand il perd beaucoup de sous-poil. Il est naturellement propre, le bain n’est utile qu’en cas de besoin, car des shampoings trop fréquents abîment la barrière protectrice de la peau. Vérifiez les oreilles, les dents et les griffes régulièrement.
C’est un chien très actif, qui a besoin de longues sorties et d’activités variées : randonnée, baignade en rivière ou en lac, pistage, jeux de flair. Hundeo conseille au moins une heure et demie de promenade par jour. Il s’épanouit mieux à la campagne ou à la montagne, avec un grand jardin bien clôturé, qu’en appartement en ville avec de petites sorties.
Éducation
Intelligent mais indépendant, le Hokkaido demande de la patience, de la constance et un cadre clair posé dès son arrivée, toujours avec bienveillance. Il coopère bien mieux s’il fait confiance à son maître et s’il trouve un intérêt aux exercices. Les méthodes positives, les récompenses et les séances courtes sont les plus efficaces. La dureté est contre-productive : il est sensible et peut se braquer s’il se sent injustement traité.
Socialisez-le très tôt avec les inconnus, les autres chiens et les enfants, pour éviter une méfiance excessive. Apprenez aux enfants à respecter ses moments de repos. Le rappel doit être travaillé longtemps, son instinct de chasse pouvant reprendre le dessus. Ce n’est pas un chien à conseiller pour une première adoption.