Origines
L’Anglo-français de petite vénerie est une race française récente. Elle a été créée dans les années 1950 en croisant des chiens courants français et anglais, notamment le Harrier et le Poitevin, avec des apports du Petit gascon-saintongeois, du Porcelaine et du Petit bleu de Gascogne. Certains historiens pensent que ce type de chien existait déjà au XIXe siècle.
La race s’appelait d’abord Petit anglo-français, car c’est le plus petit des chiens anglo-français. Son nom actuel date de 1978, année du dépôt de son standard et de la création du club de race. La FCI l’a reconnue en 1983. Attention au nom : la « petite vénerie » désigne la chasse du petit gibier, comme le lièvre, et non la taille du chien. La race reste surtout présente en France, où elle est élevée avant tout pour la chasse.
Caractéristiques physiques
C’est un chien courant de taille moyenne, équilibré et solidement construit, sans lourdeur. Le standard FCI fixe la taille entre 48 et 56 cm au garrot, avec une tolérance de 2 cm en plus ou en moins pour les sujets exceptionnels. Le standard ne précise pas de poids. Ses yeux ont une expression douce mais vive, et ses oreilles sont tombantes.
Le poil est court, serré et lisse. Deux robes sont admises. La tricolore associe le blanc et le noir avec des feux de couleur vive ou pâle, et une truffe noire. La bicolore est blanc et orange, avec une truffe tabac. Le standard élimine les chiens agressifs ou peureux.
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Caractère
Le standard FCI ne décrit pas de tempérament type, mais les sources le présentent comme un chien endurant, intelligent, débrouillard et vif d’esprit. Doux avec les membres de sa famille, il est aussi très sociable avec les autres chiens, ce qui n’étonne pas chez un chien qui vit souvent en meute. Il s’épanouit d’ailleurs mieux en compagnie de congénères.
C’est avant tout un chasseur. Son instinct le pousse à suivre une piste longtemps, et il peut poursuivre chats, rongeurs ou oiseaux s’il n’a pas été habitué tôt à leur présence. Il peut aussi se montrer têtu. Il aboie et hurle volontiers, surtout s’il reste longtemps enfermé ou seul. Ce n’est donc pas un chien pour la vie en ville.
Santé
Aucune maladie héréditaire propre à la race n’est documentée, mais elle a été peu étudiée. Comme chez beaucoup de chiens à oreilles tombantes, la zone sous l’oreille est sujette aux infections : contrôlez et nettoyez les oreilles chaque semaine. Les sources citent aussi, comme risques possibles, la dysplasie de la hanche et du coude, la cataracte et la démodécie. Demandez à l’éleveur les résultats des examens de santé des parents.
Chien de chasse actif, il est aussi exposé aux blessures en terrain difficile : épines, coupures, coups. Inspectez ses pattes et son corps après chaque sortie. L’obésité est rare chez lui, mais reste possible s’il manque d’activité. Son espérance de vie moyenne est de 11 à 13 ans.
Entretien et toilettage
Son poil court ne demande presque rien. Un brossage par semaine suffit, tous les jours pendant les périodes de mue. Les bains sont rarement nécessaires. Nettoyez les oreilles et les yeux environ une fois par semaine et brossez-lui les dents aussi souvent que possible. Les griffes s’usent en général naturellement chez un chien qui sort beaucoup, mais vérifiez-les.
L’exercice est en revanche une vraie exigence. Il lui faut de longues sorties quotidiennes et beaucoup d’activité, ce qui en fait un chien réservé aux personnes actives. Comme il peut suivre une odeur sur de longues distances, une maison avec un jardin solidement clôturé est presque indispensable. La vie en appartement en ville lui convient mal.
Éducation
Il est considéré comme facile à éduquer et intelligent, mais il a besoin de limites claires et constantes. Le renforcement positif, avec des récompenses et du jeu, fonctionne bien et entretient sa motivation. Il peut convenir à un premier propriétaire motivé, idéalement accompagné par un éducateur canin. Socialisez-le tôt avec des chats, d’autres animaux et des inconnus.
Le rappel est le chantier principal. Un chien courant lancé sur une piste n’entend plus grand-chose. Travaillez-le dès le plus jeune âge avec une longe, en augmentant progressivement les distractions, et ne le lâchez qu’en zone sûre. Les jeux de flair et le pistage sont d’excellents moyens d’occuper son nez et de canaliser son instinct.
Vos questions sur l’Anglo-français de petite vénerie
Pourquoi s’appelle-t-il « de petite vénerie » ?
Le terme désigne la chasse du petit gibier, principalement le lièvre. Il s’appelait auparavant Petit anglo-français, le plus petit des chiens anglo-français, et a reçu son nom actuel en 1978.
Peut-il vivre seul, sans autre chien ?
C’est possible, mais il s’épanouit mieux avec des congénères, car c’est un chien de meute. Seul et enfermé longtemps, il risque d’aboyer et de hurler.
Est-il fait pour une famille ?
Il est doux avec les siens, mais c’est d’abord un chien de chasse. Il convient à une famille active, à la campagne, avec un jardin bien clôturé.
Quelles robes existent ?
Le standard admet la robe tricolore, blanc et noir avec feux, et la robe bicolore blanc et orange.
Quel gibier chasse-t-il ?
Surtout le lièvre, mais il est aussi utilisé sur le renard, le chevreuil et le sanglier, seul ou en meute, à courre ou à tir.