Origines
Le Shikoku, aussi appelé chien de Kōchi, descend selon le standard FCI des chiens de taille moyenne de l’ancien Japon. Il était élevé dans les régions montagneuses de la préfecture de Kōchi, sur l’île de Shikoku, pour la chasse, surtout celle du sanglier, mais aussi du cerf. Le standard distingue trois variétés régionales historiques : Awa, Hongawa et Hata. Isolée et difficile d’accès, la région de Hongawa a conservé les chiens les plus purs.
La race a été déclarée « monument naturel » au Japon en 1937. Selon Wikipédia, la lignée Awa a pratiquement disparu après la Seconde Guerre mondiale, et le Shikoku actuel descend surtout des lignées Hongawa et Hata. C’est l’une des six races japonaises autochtones, entre l’Akita et le Shiba par la taille. Il reste rare, même au Japon, et ses effectifs y diminuent. En Europe, on n’en croise que très peu.
Caractéristiques physiques
Le Shikoku est un spitz de taille moyenne, bien proportionné, à l’ossature solide et aux muscles secs. Le standard FCI fixe une taille idéale de 52 cm au garrot pour le mâle et de 49 cm pour la femelle, avec une tolérance de 3 cm en plus ou en moins. Le corps est un peu plus long que haut. Le standard ne donne pas de poids, les fiches de race l’estiment entre 16 et 25 kg environ.
Ses petites oreilles triangulaires sont bien dressées et ses yeux, plutôt petits et triangulaires, sont brun foncé. La queue, épaisse, est portée enroulée sur le dos ou en faucille. Le poil de couverture est rude et droit sur un sous-poil doux et dense. Les couleurs admises sont le sésame, mélange de poils noirs, rouges et blancs, ainsi que le rouge et le noir et feu.
Caractère
Le standard le décrit comme très endurant, vif, doté de sens aiguisés et énergique, chasseur passionné et docile avec son maître. À la maison, il se montre souvent calme et très affectueux avec son cercle proche. Dehors, il redevient un chien de chasse fougueux et attentif à tout ce qui bouge.
Il reste en général distant avec les inconnus et vigilant, sans être peureux. Avec les autres chiens, en particulier les mâles, il peut chercher à s’imposer, une socialisation sérieuse est donc indispensable. Avec les petits animaux, son instinct de prédation est un vrai sujet. Indépendant, loyal et parfois obstiné, il n’est pas le chien le plus simple pour un premier propriétaire. Il conviendra mieux à une personne active, qui a déjà de l’expérience avec les races primitives.
Santé
Le Shikoku est une race rustique et endurante, peu sujette aux maladies quand il provient d’un élevage responsable. Le principal souci de santé connu dans la race, selon Wikipédia, est une prédisposition à l’épilepsie. Si votre chien fait une crise, consultez rapidement un vétérinaire : un traitement permet souvent de bien la contrôler.
Zooplus conseille aussi de demander à l’éleveur le dépistage de la dysplasie de la hanche des parents. Wikipédia signale enfin, de façon rare et surtout au Japon, la fistulation métatarsienne focale, une affection des coussinets, et la céroïde-lipofuscinose neuronale, une maladie neurologique héréditaire. Les sources donnent une espérance de vie de 10 à 13 ans environ, zooplus avançant une moyenne de 13 ans. Comme pour tout spitz, gardez-le mince et actif pour préserver ses articulations.
Entretien et toilettage
Son poil double est facile à vivre la majeure partie de l’année. Un brossage tous les deux ou trois jours suffit à retirer les poils morts. Deux fois par an, la mue est importante, et un brossage quotidien devient nécessaire pendant quelques semaines. Les bains doivent rester rares, au maximum tous les deux mois environ, pour ne pas abîmer la protection naturelle du poil. Vérifiez aussi les oreilles et la longueur des griffes.
Le Shikoku a besoin de beaucoup d’exercice : de longues promenades quotidiennes, de la randonnée, des jeux. Wikipédia le décrit comme un excellent compagnon de randonnée. Son rappel n’est pas fiable à cause de son instinct de chasse, alors utilisez une longe hors des zones closes. Le jardin doit être bien clôturé. Il supporte mal de rester seul trop longtemps.
Éducation
Intelligent, le Shikoku comprend vite, mais il est indépendant et ne travaille pas pour faire plaisir. Il faut gagner sa confiance avec de la cohérence, de la patience et des récompenses qui l’intéressent vraiment. Les cris et la dureté sont contre-productifs avec lui : il se ferme ou n’en fait qu’à sa tête. Gardez des séances courtes et variées.
Commencez la socialisation très tôt, avec des chiens équilibrés de toutes tailles, des inconnus et des environnements variés. Un cours d’éducation dès le plus jeune âge est fortement conseillé. Le rappel se travaille toute sa vie, en longe, sans jamais le considérer comme acquis face à un gibier. Pour canaliser son instinct, le pistage et l’agility sont de bonnes pistes. Ce sont aussi d’excellents moyens de renforcer votre lien.